Québec bashing
21 06 2009Ce qui me désole dans la vente du Canadien de Montréal aux frères Molson, ce n'est pas la transaction d'affaires ou l'aspect hockey de la nouvelle, mais les réactions des partisans qui sont soulagés que le tricolore ne soit pas tombé entre les mains de Pierre Karl Péladeau ou de René Angélil, deux hommes d'affaires qui ne connaissent rien au sport national.
Outre que ce dernier point est faux, je veux bien accorder que les frères Molson ont grandi dans le vieux forum et qu'ils ont côtoyé les grandes équipes glorieuses du passé. De plus, la famille Molson est associée au Canadien depuis 1957. De cet aspect hockey, il n'y a rien à dire.
Mais pourquoi diable ajouter qu'il n'aurait pas fallu, pour rien au monde, que le club ne devienne la propriété d'un autre groupe de financiers québécois? Maintenant que l'on sait que les brasseurs de bière se sont associés à M. Thomson de Toronto, pourquoi un Québécois n'aurait-il pas pu faire l'affaire?
La réaction soulagée de certains partisans frise l'anti-Québécois pure laine (sans jeu de mots). On est fier que le club fondé pour donner une place aux Canadiens français soit encore la propriété de Canadiens anglais qui font leur argent en nous vendant de la bière et des jeux...
Sans compter qu'un des arguments entendus contre l'éventuelle vente à Péladeau, soit la concentration du pouvoir et des médias entre les mains de Quebecor, tombe puisque le groupe Thomson est propriétaire d'encore plus de médias (journaux, magazines, postes de télévision dont RDS, etc.). Convergence, vous dites?
Somme toute, c'est une bonne nouvelle que la Sainte-Flanelle redevienne la propriété de Montréalais, comme les frères Molson. Mais si Péladeau, Angélil ou même Bronfman avait mis la main sur le CH, cela n'aurait pas été plus mal. Au contraire.
Heureusement, ce matin, Réjean Tremblay remet les pendules à l'heure.
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