Publié le dimanche 22 mars 2009

L'effet pervers de la cote R

22 03 2009

Mon fils étudie au collège où enseignent ses parents. Pauvre de lui! ;-) Quoi qu'il en soit, il vient de réaliser que la cote R nuit aux études et à la diplomation. La plupart de ses amis choisissent moins de cours par session afin d'augmenter leurs notes et, par le fait même, leur cote R. Lui, il ne veut pas abandonner de cours avant la date limite, car il aimerait terminer ses études en Sciences humaines en deux ans, la durée prévue. Mais, maintenant, il se trouve devant un dilemme : abandonner des cours ou accepter d'avoir une moins bonne cote R s'il veut respecter le délai prescrit par le MELS. En effet, comme la charge de travail est grande aujourd'hui, même en sciences humaines, lorsqu'on veut bien réussir (voir mon autre billet sur la révision des programmes qui augmente toujours le nombre d'heures de cours et d'études depuis quelques années), il obtiendra de moins bonnes notes que ses amis qui se concentrent sur cinq ou six cours seulement par session. La cote R de mon fils va s'en ressentir, car les autres étudiants auront de meilleures notes que lui puisqu'ils ne suivent pas le même nombre de cours par session. Lui, il va compléter ses cours dans le délai prévu, mais avec de moins bonnes notes que s'il avait abandonné un ou plusieurs cours. Bref, en plus de la surabondance de travail qu'on exige maintenant des étudiants, on ajoute une pression supplémentaire en les faisant compétitionner entre eux avec la cote R, ce qui augmente le taux d'abandon.





3 Commentaires :

Commentaire écrit le mardi 31 mars 2009 à 10:56:53 (lien)
Une femme libre - http://unefemmelibrelibre.blogspot.com
Avec toute cette compétitivité, les élèves moins performants n'arrivent plus à suivre, même en prenant le minimum de cours, ils échouent et décrochent. Sans parler des élèves qui ont des problèmes d'apprentissage et qui ont réussi de peine et de misère et à coups d'efforts surhumains à se rendre à ce fameux cegep où ils feront misérablement patate.


Commentaire écrit le samedi 28 mars 2009 à 08:34:20 (lien)
Plotin - http://plotin.monblogue.branchez-vous.com/
Bonjour,

Voilà qui confirme bien des choses. Merci pour ce commentaire pertinent. Il reste maintenant à comprendre toute cette dynamique de la révision des programmes au local, de l'exigence plus grande des cours et des plus nombreuses évaluations (synthèse de programme et ministérielle).


Commentaire écrit le jeudi 26 mars 2009 à 20:27:01 (lien)
Alex P. - http://lantisociable.wordpress.com/
Je suis présentement au collégial et je dois personnellement réduire mon nombre de cours par session afin de conserver une côte R élevée. Je prends un an de cégep de plus pour pouvoir être accepté dans mon programme universitaire. Je crois qu'il est sain de garder une certaine compétitivité entre les élèves afin de conserver un haut niveau, mais la charge des travaux grandissante nuit en effet à la motivation personnelle.


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