L'effet pervers de la cote R
22 03 2009Mon fils étudie au collège où enseignent ses parents. Pauvre de lui! ;-) Quoi qu'il en soit, il vient de réaliser que la cote R nuit aux études et à la diplomation. La plupart de ses amis choisissent moins de cours par session afin d'augmenter leurs notes et, par le fait même, leur cote R. Lui, il ne veut pas abandonner de cours avant la date limite, car il aimerait terminer ses études en Sciences humaines en deux ans, la durée prévue. Mais, maintenant, il se trouve devant un dilemme : abandonner des cours ou accepter d'avoir une moins bonne cote R s'il veut respecter le délai prescrit par le MELS. En effet, comme la charge de travail est grande aujourd'hui, même en sciences humaines, lorsqu'on veut bien réussir (voir mon autre billet sur la révision des programmes qui augmente toujours le nombre d'heures de cours et d'études depuis quelques années), il obtiendra de moins bonnes notes que ses amis qui se concentrent sur cinq ou six cours seulement par session. La cote R de mon fils va s'en ressentir, car les autres étudiants auront de meilleures notes que lui puisqu'ils ne suivent pas le même nombre de cours par session. Lui, il va compléter ses cours dans le délai prévu, mais avec de moins bonnes notes que s'il avait abandonné un ou plusieurs cours. Bref, en plus de la surabondance de travail qu'on exige maintenant des étudiants, on ajoute une pression supplémentaire en les faisant compétitionner entre eux avec la cote R, ce qui augmente le taux d'abandon.
Publié par : Plotin à 15:21:16Permalien
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