Publié le vendredi 13 mars 2009

Deux Anglos à la tête d'institutions québécoises pure laine?

13 03 2009

Cette semaine, on envisage sérieusement la possibilité que deux Anglophones prennent la tête de deux institutions québécoises profondément ancrées dans les mœurs québécoises. Il s'agit de Don Lever comme entraîneur des Canadiens de Montréal et de Michael Sabia qui pourrait tenir les rênes de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Est-ce que ces deux possibilités de nomination à la tête de deux fleurons québécois auraient été envisageables dans les années 1970? Évidemment, cela aurait été impossible. D'autant plus que le club de hockey le Canadien de Montréal a été fondé il y a 100 ans pour donner une chance à des joueurs francophones du Québec de jouer dans la ligue nationale de hockey. Et la Caisse de dépôt et placement a été mise sur pied par Jacques Parizeau en 1965 pour donner un levier économique puissant aux Québécois et leur assurer un avenir stable.

Deux Ontariens (Lever est unilingue anglophone et Sabia parle avec un fort accent anglais) seraient les dirigeants de deux entreprises québécoises qui ont été créées afin de donner des possibilités d'avenir à des Québécois.

Le seul fait d'envisager sérieusement ces deux possibilités sans que cela ne provoque des vagues de protestations illustre bien l'état d'esprit des Québécois d'aujourd'hui. Pire, il se trouve de nombreux Québécois qui soutiennent et applaudissent ces deux nominations.

La devise des Québécois est-elle vraiment : Je me souviens?





2 Commentaires :

Commentaire écrit le vendredi 13 mars 2009 à 17:12:15 (lien)
Plotin - http://plotin.monblogue.branchez-vous.com/
L'identité?

Il n'y a plus beaucoup d'entreprises fondées par des Québécois qui sont encore dirigées par des Québécois. Qui plus est, certaines entreprises ont été fondées avec pour mission de donner un certain pouvoir aux Québécois en général et à des dirigeants québécois en particulier. Il y en a peu. Voilà qu'on viole un principe fondateur de deux entreprises qui contribuent à maintenir et à affirmer l'identité québécoise (du moins, c'était les buts principaux de leur fondation). Y a-t-il d'autres entreprises qui avaient pour mission dans leurs principes fondateurs de promouvoir l'identité québécoise dans le sport ou dans l'économie?


Commentaire écrit le vendredi 13 mars 2009 à 13:56:04 (lien)
le Chat
J'hésite à prendre position. Quand on sait qui on est, il est sans importance que les personnes qui mènent des fleurons québécois soient d'une autre nationalité. On recherche la compétence.

Ce qui serait décevant serait de choisir dans la cour des voisins plutôt que chez-nous si nous avons cette compétence.
Pour le reste, offrir le poste à des Québécois parce qu'ils sont Québécois et avec la crainte de perdre son identité, c'est dangereux.

La moindre des choses si une chose pareille arrive, est que les nominés apprennent le français rapidement afin d'échanger avec la majorité.

Je cherche ce que le Québec perdrait d'avoir des gens compétents d'une autre natioanlité aux postes proposés?...


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