Intimidation à l'école: tapez sur les fautifs!
27 02 2009C'est drôle, la plupart des commentateurs qui s'indignent de l'intimidation qu'a subie David Fortin insistent sur le fait qu'il faudrait punir les coupables, c'est-à-dire sanctionner les tortionnaires de l'écolier. Dans la même envolée, comme une rengaine, les censeurs poursuivent la litanie : « aujourd'hui, il n'y a plus personne qui punit. Les parents, les professeurs, les gardiennes, etc., tout le monde a peur de sanctionner. On dialogue trop avec les enfants, on discute sans arrêt, on tergiverse. » Sous-entendu : une bonne claque derrière la tête ou sur les fesses n'a jamais fait de mal à personne! (Ce qui est faux, soit dit en passant.)
Il y a là comme une nostalgie de la taloche qui résout tout. Chaque fois qu'il y a des écarts de conduite étalés dans les journaux, on saute sur l'occasion pour vilipender le système de la douceur et de la compassion. On voudrait revenir au bon vieux système d'autorités qui impose le respect des hauts gradés, de ceux qui sont au sommet de la hiérarchie. Peuple à genoux. Ironie du sort, les plus revendicateurs de cet ancien système sont les mêmes qui défient toutes les autorités et qui s'en vantent constamment.
On a souffert étant jeune, faisons souffrir les jeunes d'aujourd'hui? Et si c'était cela, l'intimidation tant dénoncée?
Publié par : Plotin à 16:45:01Permalien
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Catégories : Actualité, Jeunes, Société


