Éduquer et élever un enfant (réponse à Petite Fadette)
10 03 2008Bonjour Petite Fadette,
Je ne veux pas passer pour un sage qui fait la leçon, mais voici deux histoires qui pourront peut-être t'inspirer.
Ma mère était folle à lier de son premier enfant, né en 1957. Tellement prévenante et stressée par les soins à prodiguer à son fils adoré que ce dernier finirait par être hospitalisé en bas âge, car il devenait lui-même hyper stressé. Le pédiatre, M. Nollin de l'hôpital Sainte-Justine a dit à me mère qu'il lui enlevait son fils (mon frère aîné) tant et aussi longtemps qu'elle n'arriverait pas à se calmer. Elle allait rendre son petit bébé dépressif, tellement elle l'entourait de soins pressants et qu'elle était à son service. Elle allait en faire un monstre. Quand elle se fut calmée, on lui rendit son bébé qui s'en porta fort aise. Fin de la première histoire.
Quand nous avons eu notre premier enfant, en 1991, nous avons pris le même vieux pédiatre qui ne s'occupait plus que des cas extrêmes à Sainte-Justine. Il fit exception pour moi, car il se souvenait de ma mère. Quoi qu'il en soit, l'accouchement fut pénible (forceps et tout), doublé d'une maladie rare de la mère (qui n'avait pas de nom à l'époque, en 1991) et notre fils a finalement eu une paralysie cérébrale. Le bon docteur Nollin nous a dit que l'enfant irait bien tant que les parents iraient bien et ne s'occuperaient pas trop de son handicap. Il fallait surtout ne pas se laisser mener par ce fils adoré. Pas de bébé dans la chambre avec les parents. Laisser pleurer le bébé la nuit jusqu'à ce qu'il s'étouffe et s'endorme. Le forcer à manger ce qu'on lui faisait. Etc. Tels furent les derniers conseils du regretté et réputé pédiatre Nollin.
Aujourd'hui, en fait demain le 11 mars, notre fils aura 17 ans. (À suivre, car la conclusion est trop longue pour le moment.)
Bonne fin de journée et à demain.
Publié par : Plotin à 10:32:30Permalien
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