| L'air du temps!: |
Publi le vendredi 18 avril 2008Vendredi 18 avril 2008
Contrairement à ce que véhiculent plusieurs personnes du milieu de l'éducation et d'autres intervenants dans des reportages récents, le niveau (de quoi au juste?) ne baisse pas. Au contraire, je dirais plutôt que les exigences scolaires montent. Ainsi, dans le « bon vieux temps » des débuts de l'enseignement collégial, les élèves pouvaient fréquenter les cégeps sans jamais écrire un seul travail en français et en philosophie. C'était souvent les secrétaires qui tapaient les textes et les corrigeaient avant que l'élève remette son travail au professeur. De plus, les cours étaient beaucoup moins exigeants qu'aujourd'hui où les professeurs sont tenus de présenter des plans de cours de plusieurs pages avec des objectifs précis qui correspondent à des devis ministériels et des plans-cadres. Il n'était pas rare, dans les années 70 et 80, d'avoir un plan de cours d'une page, même pas dactylographié… Il y avait plusieurs professeurs qui ne donnaient jamais de cours. Ils présentaient les livres à l'étude et l'échéancier des travaux à remettre pendant la session. C'était tout. Impensable aujourd'hui! Maintenant, les élèves suivent des cours de la part de professeurs qui ont été évalués par les administrations des collèges. Les professeurs doivent non seulement respecter les plans-cadres et les devis du MELS, mais également les règles d'évaluation des programmes ou des départements. Souvent, ils doivent remettre des notes qui correspondent à des grilles de corrections très strictes. Auparavant, les professeurs pouvaient évaluer de façon plutôt douteuse, à la tête du client… En plus, les exigences à l'intérieur des cours ont toujours tendance à augmenter avec le temps. Les heures d'études pour les élèves sont d'autant allongées. Finalement, on a ajouté ces dernières années d'autres types d'évaluation pour encadrer davantage les élèves dans les programmes. C'est ainsi que sont apparues les épreuves synthèse de programme. En plus de l'Épreuve uniforme de français du MELS. Bref, depuis plus de 15 ans, les exigences ne cessent d'augmenter au collégial. Les élèves doivent se soumettre à des examens à répétition à l'intérieur des cours de plus en plus contrôlés, à des épreuves synthèse de programme et, finalement, à l'Épreuve uniforme de français du MELS. Toute cette batterie de tests serait inutile, si l'on se fie aux qu'en-dira-t-on? Non, au contraire, les encadrements des professeurs et des élèves assurent un enseignement de qualité qui faisait défaut aux cégeps des « belles années » où tout était possible, le meilleur comme le pire. Actuellement, il y a plus de contrôle, moins de laisser-aller, mais surtout de meilleurs résultats. Les élèves d'aujourd'hui sont nettement mieux outillés que les élèves des années 70 et 80 qui n'ont pas été si mauvais non plus. Arrêtons la nostalgie du bon vieux temps et du c'était meilleur avant. Peut-être que c'est aussi bien aujourd'hui? Peut-être même que le niveau monte? En tout cas, une chose est sûre, il ne baisse pas. |
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